Certains ont pu être troublés par des messages contradictoires au sujet de l’Institut pour la Justice. Un blog a lancé des rumeurs malveillantes, du niveau intellectuel de “Golias”, et Denis Sureau, journaliste catholique, a cru bon s’en faire l’écho dans son journal Chrétiens dans la Cité, sans avoir jamais pris la peine de rencontrer Philippe Schmitt ou les responsables de l’IPJ. C’est pourquoi, Philippe Schmitt a décidé de prendre sa plume pour répondre directement à ces attaques. Veuillez trouver ci-dessous son message :
Bonjour
Je suis le père d’ANNE-LORRAINE SCHMITT, assassinée le 25 novembre 2007 dans les conditions que la plupart d’entre vous connaissent. D’ailleurs je sais que vous avez été nombreux à prier pour Anne-Lorraine et pour nous. Ma femme, les frères et sœurs d’Anne-Lorraine et moi-même, nous vous en sommes infiniment reconnaissants.
Le jour des obsèques de notre fille, je me suis engagé « à mettre toute mon énergie à ce que son sacrifice ne soit pas vain » estimant que toute vie humaine est un cadeau de Dieu et que chaque personne (y compris l’enfant à naître) doit être efficacement protégée.
Je n’ai pas voulu créer une association de plus dans le paysage déjà bien encombré des associations de victimes. J’ai fait un bout de chemin avec l’APACS mais nos divergences majeures d’appréciation m’ont conduit à me séparer de cette association.
J’ai été mis en relation avec l’Institut pour la Justice et après 3 mois de discussions et d’échanges, ma femme et moi avons décidé de rejoindre cette association et j’ai accepté la responsabilité de président du conseil d’orientation, c’est-à-dire la réflexion sur les dysfonctionnements de notre système pénal et les propositions pour y remédier.
Dans le dernier numéro de « Chrétiens dans la Cité », monsieur Denis Sureau cherche « dans la charité du Christ » à jeter indirectement le discrédit sur mon action en relayant une campagne insidieuse voire diffamatoire sur l’Institut pour la Justice où l’interprétation, le mensonge, l’inexactitude et les questions personnelles sont étroitement mêlées pour nous nuire.
Mis en cause, je souhaite m’expliquer puisque M. Sureau n’a pas voulu m’accorder un droit de réponse !
M. Sureau, comme tout bon journaliste respectueux d’une certaine déontologie, aurait pu chercher à recouper voire à vérifier ses sources et notamment me joindre pour me demander des explications, or il n’en a rien été et je le regrette !
On a parfaitement le droit de ne pas partager nos méthodes - mailings ciblés, consultation populaire, lobbying auprès des pouvoirs publics, dénonciation de dysfonctionnements judiciaires, diffusion de propositions émanant de notre comité d’orientation, appels aux dons pour ne pas dépendre de subventions – partagées par d’autres associations et qui sont parfaitement légales. Mais …
* Pourquoi semer le doute en laisser penser que nous serions une filiale d’associations (avenir de la culture, Droit de naître, sauvegarde retraites) alors que nous n’avons aucun lien avec elle ?
* Pourquoi présenter l’engagement professionnel de l’un de nos membres au sein de SOS Education (en reprenant d’ailleurs un article paru dans le quotidien Libération il y a quelques années pour alerter les syndicats d’enseignants) comme une dissimulation alors que l’intéressé ne s’en est jamais caché ?
* Pourquoi semer le doute sur notre fonctionnement conforme à la loi et les droits reconnus aux donateurs alors que par exemple ni les donateurs de la Fondation Jérôme Lejeune, de la Fondation Raoul Follereau ou encore ceux de Liberté Politique ou de l’Armée du Salut n’acquièrent le droit de participer aux assemblée générales ?
* Pourquoi mettre en doute notre honnêteté parce que nous appliquons scrupuleusement les dispositions de la Loi Becquet qui oblige les associations à présenter les recettes et les dépenses par fonction ?
* Pourquoi ironiser sur nos résultats alors que notre association n’a pas deux ans d’existence, qu’elle est déjà connu dans le monde de la justice et invité à faire connaître ses propositions ?
* Pourquoi me sous-estimer et me faire passer pour un niais en imaginant que je pourrais m’être engagé à l’aveuglette avec des gens peu dignes de confiance ?
Tout ce procès inquisitorial est indigne. Il vise en fait à entraver notre action en refusant le débat sur le fond et en nous attaquant lâchement sur notre fonctionnement. Nous n’aurions jamais imaginé que de telles attaques viendraient de « nos frères dans l’Eglise ». En attendant, elles accentuent notre souffrance.
Alors « faut-il sortir son carnet de chèque pour aider l’Institut pour la Justice » pour reprendre l’expression « élégante » de M. Denis Sureau ?
Bien sûr vous êtes libre de nous soutenir ou pas, financièrement ou d’autres manières si vous le souhaitez, mais prenez votre décision en ayant toutes les cartes et ne vous fiez pas seulement aux appréciations de ce « bon » philosophe. Question annexe d’ailleurs : « faut-il sortir son carnet de chèques pour aider « chrétiens dans la cité » ? Et bien ma réponse est la même ….
Nous espérons avoir répondu à vos légitimes interrogations et nous accueillerons ceux qui voudront unir leurs efforts aux nôtres pour préserver les vies d’innocents et d’innocentes.
EUP
Philippe Schmitt




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